1er Forum
des technologies pour l'environnement
05 Décembre
2002
organisé par le CEEI Alsace avec le soutien financier
de
la
DRIRE Alsace, l'Agence de l'Eau, l'ADEME et en partenariat avec
le RTA et les CCI d'Alsace
Intervention de
Monsieur
Marc AVIAM,
Chargé de mission au
Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
Sous direction des Politiques Environnementales
Synthèse
réalisée par Monsieur Alain DEREUX Directeur CEEI Alsace
Titre
de l'intervention : 1er Forum des Technologies pour
l'Environnement
Plan
:
1.
Le secteur d'activités
2.
Les marchés des activités éco-industrielles
3.
Les perspectives de marché
4.
Les PME éco-industrielles en France
5.
Conclusion
- une
conviction
- des atouts
- des faiblesses
- 5 pistes
- la priorité
1.
Le
secteur d'activité
>
Secteur pas tout à fait nouveau : des activités aux origines antérieures
à la révolution industrielle :
- période
pré-industrielle : bioprocédés naturels (épandages, fermentations,
enfouissements…) et brûlage,
- création
de la Générale des Eaux et de la Lyonnaise des Eaux dans les années
1880,
- création
en France de l'Association Générale des Hygiénistes et Techniciens
Municipaux (AGHTM) en 1905.
>
Développement d'une offre adaptée de biens et services en réponse
à la demande de protection de l'environnement : bouleversement et
montée en puissance du marché de l'environnement après la 2ème
guerre mondiale.
>
Secteur diversifié, composé d'acteurs assurant la fourniture de
technologies, de produits industriels et de prestations de services
:
- une partie
du secteur aisément repérable…(épuration de l'eau, collecte des
déchets…)
- d'autres
composantes résultent du repositionnement d'acteurs : ingénierie,
BTP…,
- interférences
avec domaines «périphériques» : récupération, métrologie, procédés
plus propres…
>
Nécessité d'une définition : « ensemble des activités qui produisent
des biens et des services destinés à mesurer, prévenir, limiter
ou corriger les atteintes à l'environnement» (définition européenne
OCDE et EUROSTAT).
2. Les Marchés
>
En 1982 :
- création
d'un comité de conjoncture éco-industriel pour suivre l'évolution
de ce marché,
- dépend
des politiques conduites dans le domaine de l'environnement :
la réglementation 80% d'origine européenne + les incitations
économiques (taxes, redevances eau, air, bruit, déchets) ð sources
de marché potentiel,
- contribue
à mettre en œuvre ces mêmes politiques,
- partenariat
à développer entre l'Etat et les entreprises.
>
Le comité reprend ces activités en 2003 :
- 25
segments de marché,
- principaux
déterminants de l'évolution du marché :
investissement
des entreprises et des collectivités locales,
évolution du prix de l'eau, des matières premières pour le secteur
de la
récupération.
>
3 secteurs principaux avec analyse rétrospective :
- production
et distribution de l'eau,
- gestion
des eaux usées,
- récupération
et gestion des ordures ménagères.
>
Depuis 1993, croissance forte et accélérée avec une progression
moyenne annuelle de 5,5% sur l'ensemble de la période, soit 2 points
de plus que la croissance du PIB.
>
Les déchets ont redémarré en 1997 (des décharges vers les filières
de revalorisation).
>
Le marché aujourd'hui : 30 Milliards d'Euros soit + de 2% du PIB
expansion France en 2000 : 3 à 3,4 %
éco-industrie : 8,7 %
>
Le 1er segment de marché : la gestion des ressources
en eau représente 30 % du total.
Les
2 marchés qui suivent équivalent à 22% du total :
- assainissement
et épuration de l'eau,
- collecte
et traitement des déchets.
Le suivant
: - récupération d’un peu plus de 20%.
>
Le secteur est à l'origine d'un solde extérieur positif non négligeable
estimé à +600 Millions d'Euros.
>
Créateur d'emploi : 10 000 emplois en 2000 sur un volume global
de 182 000 emplois éco-industriels qui représentent 55% des emplois
de l'environnement en France. Emplois dans les collectivités locales
principalement.
>
Un autre élément remarquable : la croissance à 2 chiffres en 2000
:
- équipement
dans le domaine de l'air 15%
-
station d'épuration 13%
-
construction d'usine d'incinération
80%
-
récupération
32%
-
études et conseils 10%
>
Secteur économique de poids, qui croît plus rapidement que l'activité
économique générale et qui est susceptible de tirer celle-ci vers
le haut.
3.
Les perspectives de marché
>
Croissance des équipements des collectivités locales en baisse(impact
des élections).
>
Loi Chevènement sur l'intercommunalité en hausse.
>
Budget ADEME baisse très fortement (20/30%).
>
Pollutec à Lyon, impact mondial + exposants, signe de vigueur de
la profession en hausse.
>
En 2001, le marché + 5% de hausse.
Dans le domaine
de l'eau
- construction
station d'épuration eau en hausse.
- séparation
réseaux eaux usées et pluviales en hausse.
Dans le domaine
du bruit
- isolation
phonique en hausse.
Dans le domaine
de la pollution de l'air
- exportations
vers l'Asie : "marche fort" en hausse.
> Tendances
lourdes au-delà de 2002
- baisse
régulière de la collecte traditionnelle des ordures ménagères,
- baisse
régulière de la mise en décharge au bénéfice des activités de
récupération et de collecte sélective,
- organisation
des filières :
stabilité
de marché de l'instrumentation des Usines d'Incinération des
Ordures
Ménagères (U.I.O.M.)
croissance soutenue de l'exploitation de ces unités
création des 4 installations d’élimination de farines animales
(annonce du 05/12/2002)
dont une usine en Meurthe et Moselle
- réhabilitation
des sites pollués : marché important.
- réglementation
récupération
du verre d'emballage
récupération des plastiques
collecte sélective des emballages ménagers
exploitation de centres de transit des DID (Déchets Industriels
Dangereux)
traitement des déchets de soins à risques infectieux
valorisation des biogaz
collecte sélective des DIB (Déchets Industriels Banals)
compostage déchets verts et biodéchets
récupération des produits électrique/électronique
réhabilitation des sites pollués
récupération papiers-cartons
- conjoncture
>
incinération des DIB
4.
Les PME éco-industrielles en France
>
Enquête "1000 PME éco-industrielles" (1997/1998), cofinancée
par le Ministère de l'Industrie/DARPMI, Ministère Environnement
et ADEME :
- confiée
à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris avec le concours
de BIPE Conseil,
- étude
innovante,
enquête
quantitative auprès de plus de 10 000 PME "éco-industrielles"
:
réponses
d'un échantillon de plus de 1 000 PME,
enquête qualitative auprès de 70 entreprises.
>
Un secteur "jeune" : près d'une entreprise sur deux n'a
pas plus de 10 ans : vague de création fin des années 80 et début
des années 90 ; en lien avec le Plan National de l'Environnement.
>
L'activité éco-industrielle résulte majoritairement d'une création
d'entreprise (60% des cas).
>
Deux grandes régions éco-industrielles :
- Ile de
France (30%)
-
Rhône-Alpes (14%)
-
juste derrière 5 autres régions (4,5 à 6% des PME) dont l'Alsace
/ Nord-Pas-de-Calais / Pays de Loire / Midi Pyrénées / Provence-Alpes-Côte
d'Azur.
Si
on compare avec la répartition de l'ensemble des entreprises, l'Alsace
est surreprésentée, la seule dans ce cas.
>
Près de 4/10 PME sont filiales de groupe ; 2/3 ont un effectif de
plus de 100 salariés ; l'appartenance à groupe : facteur de développement.
>
Clients et fournisseurs majoritairement localisés sur le territoire
national :
- les ¾ fournissent
des prestations dans leur région (en particulier secteur protection
de la nature et des paysages),
- 6
sur 10 ont au moins une partie de leurs principaux clients dans
le reste de la France,
- près
de 40% ont une partie de leur clientèle principale dans les pays
de l'UE.
> Peu de
partenariats, liés à des perspectives de croissances : surtout R-D
technologique (19%),
marketing et commercial (16%)…







- existence
de grands groupes de service,
- fort
tissu de PME.
- anticipation
insuffisante des marchés au plan technologique avec dépendances
aux technologies extérieures,
- défi
majeur : la montée d'une demande de solutions préventives, le
marché étant actuellement orienté vers des solutions curatives,
d'où encore l'importance de l'innovation technologique.
- organisation
des marchés,
- dynamiques
technologiques,
- politiques
publiques.
- centres
de compétences,
- lien
avec les entreprises,
- site
internet,
- concentration
de 5% des PME dans la Région Alsace,
- proximité
de l'Allemagne (image écologique).
- s'appuyer
sur le pôle régional de l'offre et renforcer le tissu des PME,
- booster
la Recherche et Développement technologique,
- développer
l'articulation entre la recherche publique et les entreprises,
- développer
la synergie territoriale entre les différents maillons de la filière
structures
de formation
structures de Recherche et Développement
structures de conseils d'aides
- anticiper
les incidences des politiques d'environnement notamment sur la
position concurrentiel de l'industrie régionale de l'environnement.
> La priorité
Développer
des stratégies coopératives, concertées entre différents acteurs
de la Région (elles existent en Allemagne, au Québec, aux USA, au
Royaume-Uni, pas en France).
La taille
régionale est une opportunité et nous sommes déjà bien engagé.
|